Les rapports entre science et politique sont ambivalents : la première éclaire la décision politique ; la seconde utilise la science comme un outil de communication. Tantôt on accuse le politique d’être sous l’influence d’une science froide et loin des préoccupations réelles des citoyens, tantôt on soupçonne la science de biaiser ses démonstrations en faveur du politique.

Dans ce contexte de défiance, la science, hier mobilisée comme argument d’autorité, est aujourd’hui devenue un objet de débats. Le fait scientifique est-il devenu une opinion comme une autre ? Comment expliquer qu’un rapport du GIEC ait besoin d’une porte-parole – Greta Thunberg, âgée de 16 ans – pour être repris par la presse, lu par les citoyens et utilisé par les pouvoirs publics ? Comment comprendre que les centaines d’études sur le rapport bénéfice-risque de la vaccination ne suffisent plus à convaincre les Français de se faire vacciner ? Certains faits scientifiques sont ramenés au statut de simple opinion quand certaines opinions sont érigées en vérité scientifique.

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